[23/08/2007] La marque déposée
La marque française, la marque internationale et la marque communautaire [lire]
[23/08/2007]
La marque en France.Le
droit de marque s'acquiert par le dépôt.Le dépôt doit être accompagné
par le paiement d'une taxe administrative dont le montant varie selon
le nombre de classes de produits et/ou services désignés dans l'acte de
dépôt.
Dans un délai de 2 à 3 mois à compter du dépôt, la marque est
publiée ouvrant ainsi un délai pour faire opposition de 2 mois pendant
lequel tout tiers, disposant d'une marque antérieure, peut faire valoir
ce dernier pour demander le refus total ou partiel de l'enregistrement
de la marque, tant pour ses éléments constitutifs que pour certains
produits et/ou services.
La marque dite internationale.Dès
1891, a été conclu, à Madrid, un Arrangement particulier tendant à
organiser un système de procédure d'enregistrement international des
marques.
C'est un instrument de procédure permettant à la marque
enregistrée internationalement de se diviser en marques nationales
soumises aux lois ordinaires de chaque pays.
La France y adhère depuis l'origine.
Pour tenter d'améliorer ce système, un Protocole a été adopté à Madrid en 1989. La France l'a ratifié en 1997.
Pour
être recevable à effectuer un enregistrement international, le
bénéficiaire doit détenir une demande d'enregistrement de cette marque,
dans son pays d'origine.
La demande d'enregistrement international
est adressée au Bureau International de l'O.M.P.I. à Genève par
l'Administration du pays d'origine.
Le Bureau enregistre la marque déposée, conformément à la demande qu'il a reçue.
Dès enregistrement, le Bureau de Genève notifie cet enregistrement aux administrations des pays intéressés.
Le Bureau International publie les enregistrements internationaux.
L'enregistrement
international vaut, dans chacun des pays désignés, comme dépôt national
: l'enregistrement international produit les mêmes effets qu'un dépôt
national, directement effectué dans le pays désigné.L'enregistrement
international peut bénéficier de la priorité unioniste qui est de 6
mois, à compter du dépôt de la marque d'origine.
Chaque pays examine ce dépôt en application de la loi interne.
Les autorités compétentes enregistrent la marque ou la rejette pour des causes applicables à un enregistrement national direct.
La durée de la protection d'une marque internationale est de 10 ans.
La marque communautaire.Depuis le 1er avril 1996, il est possible de protéger une marque dans les 15 pays membres de l'Union Européenne.
L'Office
de l'harmonisation dans le marché intérieur (O.H.M.I.), implanté à
Alicante en Espagne, est chargé du traitement des dossiers de marques
communautaires.
La marque communautaire pourra être obtenue, soit
par un dépôt direct auprès de l'O.H.M.I., soit à la suite d'un dépôt
antérieur devant un office national.
Après un examen de l'O.H.M.I.
relatif aux motifs absolus de refus (tel que le manque de caractère
distinctif de la marque), la marque communautaire sera soumise à des
recherches d'antériorités effectuées par les offices centraux de la
propriété industrielle des états membres de l'Union Européenne.
Dans le cadre de ces recherches, seront relevées toutes les marques nationales antérieures.
Le titre ne sera délivré que pour l'ensemble des pays.
L'existence d'un motif de refus absolu dans un état va produire des effets dans tous les autres états.
Finalement,
la demande sera publiée s'il n'existe pas de motifs absolus de refus et
si la communication des rapports d'antériorités n'amène pas le
demandeur à se désister.
Pendant les trois mois qui suivent cette
publication de la demande de marque communautaire, les tiers pourront
former opposition pour demander le refus d'enregistrement.
Il est possible de transformer une marque communautaire en marque nationale, si cette dernière est rejetée ou retirée.
Enfin,
il convient de noter que le titulaire d'une marque communautaire, qui a
toléré, pendant 5 ans, l'usage d'une marque communautaire postérieure,
dans la Communauté, en connaissance de cet usage, ne peut plus demander
la nullité ni s'opposer à l'usage de la marque postérieure.
Il convient, de ce fait, de faire surveiller ses marques.
Cet article est disponible sur le site web du cabinet Bleger-Rhein à l'adresse : http://www.bleger-rhein.com/actualite-la-marque-deposee-25.php